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Google Ads et Meta : ce qui a changé le 1er juillet 2026 dans vos comptes

Par Othmane Jriri, co-fondateur de DigiVize · 30 juillet 2026 · 8 min de lecture

Le 1er juillet 2026, de nouvelles conditions d’utilisation Google Ads sont entrées en vigueur. Aucune fenêtre d’acceptation, aucune notification bloquante : tous les comptes y sont soumis. La clause centrale autorise Google à recourir à des fonctionnalités automatisées pour formater, sélectionner ou générer des cibles, des annonces ou des destinations pour votre compte, comme l’a rapporté Search Engine Land. Vous restez responsable du résultat.

Trois réglages de votre compte décident concrètement de la marge que Google s’accorde. Ils sont activés par défaut sur beaucoup de comptes. Deux autres nouveautés de juillet sont mal rapportées un peu partout, et on va y revenir : l’étiquetage des annonces IA n’est pas une obligation Google, et les frais Meta ont un taux officiel précis par pays — pas la fourchette vague de « 2 à 5 % » qui circule.

1er juil.nouvelles conditions Google Ads, sans acceptation requise
3 %de frais Meta sur la France, l’Italie et l’Espagne
5 %sur l’Autriche et la Türkiye, 2 % au Royaume-Uni
3réglages à vérifier dans votre compte

Ce qui a changé dans le texte

Les anciennes conditions décrivaient des outils proposés à l’annonceur, avec des mécanismes d’activation et de désactivation. La formulation de juillet 2026 est une autorisation générale accordée à Google et à ses filiales. Autour, trois ajouts :

La responsabilité ne bouge pas d’un centimètre. Vous devez détenir les droits sur ce que vous fournissez, et examiner, approuver, modifier ou supprimer les campagnes et ressources générées automatiquement. Google élargit ce qu’il peut faire ; vous répondez de ce qui sort.

Les trois réglages à ouvrir avant vendredi

1. Les recommandations appliquées automatiquement

Onglet Recommandations, menu de configuration de l’application automatique. Sur les comptes qu’on récupère, c’est de loin la case qui provoque le plus de dégâts silencieux : ajout de mots-clés en requête large, élargissement du ciblage, suppression de mots-clés « peu performants » qui étaient en réalité vos requêtes de marque. Un CPC qui grimpe sans explication commence souvent là.

2. L’expansion de l’URL finale (Performance Max)

Paramètres de campagne. Activée, elle autorise Google à remplacer votre page de destination par une autre page jugée plus pertinente. Pour un e-commerçant, ça veut dire un clic payé qui atterrit sur une fiche en rupture, ou sur une catégorie au lieu du produit en promotion. Désactivez-la, ou fournissez une liste d’URL exclues. L’un des deux, pas rien.

3. Les ressources créées automatiquement

Toujours dans les paramètres de campagne, côté Search. Google génère titres et descriptions à partir de votre site. Sur un site marocain bilingue mal balisé, ça produit régulièrement des titres qui mélangent français et anglais, ou qui reprennent un tarif obsolète resté dans une vieille page. C’est agaçant en B2B ; en santé ou en immobilier, c’est un problème de conformité vis-à-vis de ce que vous annoncez.

Aucun de ces réglages n’est un mal en soi. Sur un compte à fort volume, bien suivi, l’automatisation fait gagner du temps. Le problème, c’est le compte qu’on ne regarde qu’une fois par mois : la formulation des nouvelles conditions signifie qu’un mois de dérive est entièrement à votre charge.

Non, Google n’impose pas d’étiqueter vos annonces générées par IA

Là on n’est pas d’accord avec ce qui circule. Une bonne partie des articles publiés ce mois-ci annoncent une obligation Google d’étiquetage des créations IA à partir du 13 juillet. On est allés lire la page de règles elle-même. Elle raconte autre chose.

La page officielle, « Mise à jour des exigences concernant les libellés IA (juillet 2026) », est datée du 9 juillet 2026 et dit que Google autorise l’ajout de libellés dans les créations image et vidéo générées ou modifiées par IA — et que ces libellés ne seront pas traités comme des superpositions de texte interdites. Autrement dit, Google lève un obstacle technique qu’il avait lui-même posé. L’obligation, elle, ne vient pas de Google : la page cite explicitement les réglementations de l’Union européenne, de l’Inde et de l’État de New York.

Trois précisions qui comptent, toutes dans le texte officiel :

Pour un annonceur marocain qui ne diffuse qu’au Maroc, on n’a connaissance d’aucune obligation d’étiquetage IA en droit marocain à ce jour — à faire confirmer par votre conseil, pas par une agence. Si vous diffusez vers l’Union européenne, la question se pose maintenant. Et si vous faites de la publicité à caractère politique, la règle n’a pas changé : la case « contenu synthétique ou modifié » reste obligatoire dans les paramètres de campagne.

Les frais Meta : les vrais taux, pays par pays

Même calendrier, autre plateforme. Depuis le 1er juillet 2026, Meta répercute sur les annonceurs la taxe sur les services numériques qu’il absorbait jusqu’ici. Les articles du secteur parlent de « 2 à 5 % ». La page d’aide officielle de Meta donne le détail, et il vaut mieux l’avoir avant de construire un budget :

Frais de localisation Meta selon le pays de diffusion des impressions
Autriche5 %
Türkiye5 %
France3 %
Italie3 %
Espagne3 %
Royaume-Uni2 %
Source : page d’aide officielle Meta, consultée le 30 juillet 2026. Ces frais s’ajoutent au budget et apparaissent sur une ligne distincte de la facture.

Le mécanisme est ce qui compte le plus. Ces frais dépendent du lieu de diffusion des impressions, pas du pays de votre entreprise ni de votre compte publicitaire. Ils sont distincts du budget de campagne : Meta les ajoute après diffusion, sur une ligne séparée de la facture ou du relevé de transaction. L’exemple donné par Meta est limpide : 100 diffusés en Italie, plus 3 de frais, 103 au total.

Traduction marocaine. Un e-commerçant de Casablanca qui cible la diaspora en France paie 3 % de plus qu’en juin, avec un compte marocain facturé en dirhams. Une maison d’hôtes de Marrakech qui vend à des Espagnols et des Italiens, pareil. Une agence de voyage qui pousse sur la Turquie, 5 %. Et comme ces frais n’apparaissent pas dans le Gestionnaire de publicités, votre ROAS calculé sur les données de la plateforme est désormais légèrement optimiste. Ce n’est pas dramatique à 3 %. Ça le devient si vous pilotez au seuil de rentabilité.

Ce qu’il faut faire maintenant

Aujourd’hui. Ouvrez chaque compte Google Ads que vous gérez et notez l’état des trois réglages ci-dessus. Capture datée. C’est votre point de référence pour les prochaines dérives.

Cette semaine. Sur Performance Max, listez les URL à exclure de l’expansion : pages en rupture, pages de recrutement, mentions légales, anciennes landing pages. Une heure de travail qui évite des mois de clics payés sur les mauvaises pages.

Ce mois-ci. Reprenez votre relevé Meta de juillet et cherchez la ligne « frais de localisation ». Si votre diffusion européenne est significative, recalculez votre coût par acquisition réel avant de conclure quoi que ce soit sur vos campagnes.

En continu. Revue mensuelle des ressources et destinations générées automatiquement. Pas une lecture de rapport : une lecture des annonces telles qu’elles s’affichent. Les nouvelles conditions vous en rendent responsable, autant les voir avant vos clients.

On applique cette revue sur les comptes qu’on pilote en Google Ads et en Meta Ads. Les autres changements de plateformes suivis cet été sont dans la rubrique Publicité en ligne.

On audite vos comptes avant qu’ils ne dérivent

Réglages d’automatisation, destinations générées, frais de diffusion : on passe vos comptes Google Ads et Meta au crible et on vous rend une liste d’actions, pas un rapport. DigiVize, Rabat.

Faire auditer vos campagnes

Article rédigé par Othmane Jriri, co-fondateur de DigiVize. Pages de règles Google Ads et Meta consultées le 30 juillet 2026. Publié le 30 juillet 2026.

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